Juin 2002

sommaire

Gérer & Comprendre

Numéro complet

N° 68

Hommage à Manne HERON

Editorial

Par Francis LEFEBVRE
Secrétaire général du Comité de rédaction

Débat

La France dans les deux processus de globalisation : du XIXe au XXIe siècle

Séminaire CONDOR

Par Hervé DUMEZ
directeur du GDR-FROG et chercheur à l'École polytechnique

Le débat sur la nature et les enjeux de la globalisation se développe depuis plusieurs années en France. Or, la France a déjà connu un premier processus de globalisation à la fin du XIXème siècle, juste avant la Première Guerre Mondiale. Quelles sont les ressemblances et les dissemblances entre les deux processus ? Le 7 février 2002, le GDR-FROG a organisé une séance du séminaire Condor consacrée à cette question. Suzanne Berger, professeur de science politique au M.I.T., et Daniel Cohen, professeur d'économie à l'ENS-Ulm, ont confronté leurs vues. Hervé Dumez, directeur du GDR-FROG et chercheur à l'École polytechnique a mis en forme le débat.

Réalités méconnues

Cultiver un avantage technologique dans les réseaux

Le cas de la Compagnie Générale des Eaux

Par Christophe ASSENS
Maître de conférences - IUT d'Evreux

Alessandro BARONCELLI
professeur, Universita' Degli Studi di Bologna - Dipartimento di Discipline Economico-Aziendali

et Thomas FROEHLICHER
professeur - Grefige - Université Nancy II

Le maillage des entreprises favorise-t-il la créativité et la diffusion de l’innovation par des rencontres imprévues ? ou au contraire est-il impossible de capitaliser sur des connaissances et des savoirs éparpillés au sein d’un réseau ? Afin de répondre à ces interrogations, les auteurs ont réalisé des observations empiriques de la Compagnie Générale des Eaux d'avant 1996, fondées sur deux techniques d’investigation : une enquête historique visant à déterminer les caractéristiques globales de l’organisation et une étude de cas pour définir les spécificités locales, l'analyse se situant alors au niveau des filiales de la CGE, considérées comme les nœuds du réseau.

Asymétries d'information et organisation bancaire : le cas d'une banque d'investissement spécialisée

Par Utz HOESER
professeur, Universidad Argentina de la Empresa, Buenos Aires, chercheur associé au CSO, Paris

et Vincent SIMOULIN
chercheur au Lereps - Université des sciences sociales de Toulouse

Il y a toujours risque à entreprendre, voire simplement à décider, et cela pousse chacun à justifier ses choix et à se protéger autant que possible. Cette dimension anxiolitique, inhérente à tout processus de choix, impose alors aux décideurs de mettre en œuvre des mécanismes de protection variés, parfois internalisés. Développer l’analyse d’un système dont la fonction principale est de gérer un risque élevé, c’est donc, selon les auteurs, insister bien davantage sur ces mécanismes qu’interroger la nature des rationalités à l’œuvre dans les choix concrets. Le risque étant au centre même de l’activité bancaire, c’est à travers l’exemple d’une banque européenne d’investissements qu’ils développent cette approche originale des mécanismes de décision mis en oeuvre dans les financements de grands projets.

L'épreuve des faits

Les compétences relationnelles peuvent-elles devenir stratégiques ? Le cas de la MAIF

Par Éric PERSAIS
Maître de Conférences en Sciences de gestion, Membre du Laboratoire CEREGE, Université de Poitiers

Parce que nombreuses sont aujourd'hui les fonctions de l'entreprise en interface avec l'extérieur, celle-ci doit disposer de solides compétences relationnelles qui lui permettent d'exploiter positivement les multiples liens qu'elle entretient avec l'ensemble des parties prenantes. Se basant sur le cas d'une mutuelle issue du secteur de l'assurance, l'auteur donne un contenu à ce concept et montre le rôle de ces compétences dans le développement de l'entreprise sur le long terme. Ce faisant, il propose des éléments de réflexion sur la manière dont se construisent ces compétences, éléments qui guideront les entreprises dans leur démarche de gestion de ces ressources clés. Désormais, dans un contexte d'ouverture et d'abaissement des frontières organisationnelles, l'expertise acquise dans le domaine relationnel constitue un atout dans l'univers concurrentiel.

Mosaïque

La concurrence dans la joie

À propos du livre de Loïc VIEILLARD-BARON : « Retour à la fête. Ce que la multiplication des concours locaux nous dit de notre société »

Par Claude RIVELINE
Ecole des Mines de Paris

De la philanthropie en Amérique

À propos de l'ouvrage de Marc ABELES intitulé : « Les nouveaux riches. Un ethnologue dans la Silicon Valley »

Par Jean-Philippe NEUVILLE
INSA - Lyon

Les marchés financiers dictent-ils leur stratégie aux entreprises ?

À propos du livre de Dominique PLIHON & Jean-Pierre PONSSARD intitulé : « La montée en puissance des fonds d'investissement. Quels enjeux pour les entreprises ? »

Par Hervé DUMEZ
CRG Ecole Polytechnique

Histoire et pratiques de la fonction personnel

À propos du livre de Jean FOMBONNE intitulé : « Personnel et DRH. L'affirmation de la fonction Personnel »

Par Philippe LEFEBVRE
CGS - Ecole des Mines de Paris

Nous avons lu

La démocratie technique en débat

À propos du livre de M. Callon, P. Lascoumes et Y. Barthe : « Agir dans l'incertain. Essai sur la démocratie technique »

Par Franck AGGERI
CGS, Ecole des mines de Paris

Comment les sociétés démocratiques peuvent-elle affronter les défis posés par le développement des sciences et techniques et les débordements qui, parfois, l’accompagnent ? Comment définir les conditions d’exercice d’une démocratie technique qui s’écarterait du modèle fondé, depuis les Lumières, sur l’alliance du savant et du politique ? Comment répondre à la défiance de groupes sociaux entiers vis-à-vis des experts, des technocrates et des politiques, accusés de décider - en toute opacité - sur le dos des citoyens ? C’est à ces questions que s’attaquent, dans un essai stimulant, les sociologues M. Callon, P. Lascoumes et Y. Barthe, en donnant la parole aux profanes et aux groupes sociaux émergents, longtemps ignorés des décideurs, et qui veulent désormais avoir voix au chapitre. Franck Aggeri a lu pour nous cet ouvrage et, ouvrant le débat avec les auteurs, nous livre ses critiques et ses enthousiasmes.

Réponse à Franck AGGERI

Par Yannick BARTHE, Michel CALLON et Pierre LASCOUMES

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