Août 2010
sommaire
Réalités industrielles
Créer des emplois dans les territoires
Ce numéro a été coordonné
par Claude TRINK, Ingénieur général des Mines, Commissaire à la réindustrialisation de la Picardie
Editorial
Par Pierre COUVEINHES
Rédacteur en chef des Annales des Mines
Introduction
Par Claude TRINK
Ingénieur général des Mines, Commissaire à la réindustrialisation de la Picardie
Les nouveaux outils de financement de l’industrie et leur mise en œuvre dans la Région Nord-Pas de Calais
Par François YOYOTTE
Commissaire à la réindustrialisation
Depuis l’automne 2008, la crise a amené l’Etat à forger de nouveau outils d’intervention en faveur du tissu productif, en particulier en direction de l’industrie. Comment ces outils sont-ils mobilisés et appropriés au niveau régional ? Après une présentation de la région Nord-Pas de Calais et de son système d’acteurs d’appui au développement économique, nous nous efforcerons d’appréhender la mise en œuvre pratique de ces nouveaux outils de financement.
Les États généraux de l’Industrie : un catalyseur pour la Lorraine
Par Eric PIERRAT
Commissaire à la réindustrialisation de la Lorraine
Dans la région Lorraine, la tenue des Etats généraux de l’Industrie a été accueillie de manière particulièrement favorable.
Comment le département de l’Oise lutte contre la désindustrialisation
Par Claude TRINK
Ingénieur général des Mines, Commissaire à la réindustrialisation de la Picardie
Le département de l’Oise a été très durement affecté par des fermetures d’entreprises industrielles. Comment l’Oise lutte-t-elle contre cette désindustrialisation ? Qui sont les acteurs du développement économique local ? Quels sont les outils mis en œuvre ? Quel a été l’apport du Commissaire à l’industrialisation ? Telles sont les questions auxquelles nous allons tenter de répondre dans cet article.
Le FDR 35, fonds départemental de revitalisation de l’Ille-et-Vilaine
Par Jacques GARAU
Commissaire à la réindustrialisation pour la Bretagne
La fonction de Commissaire à la réindustrialisation consiste en une prestation d’ingénierie au profit des entreprises et des territoires dans le but de préserver et de créer de l’emploi. Ce rôle d’interface entre les entreprises, les partenaires sociaux, les élus et l’Etat lui permet de focaliser les savoir-faire en vue d’une intervention massive et concomitante au profit de la compétitivité de l’industrie sur un territoire donné.
La restructuration industrielle dans la Vallée de l’Arve
Par Gérard CASCINO
Commissaire à la réindustrialisation
Avec la crise de 2008, la Vallée de l’Arve, cœur de l’activité de décolletage français, a vu une remise en cause de son modèle économique basé sur la croissance des volumes. La baisse de la demande est aujourd’hui durable. Espérer sortir de cette crise par le haut nécessite d’adopter une approche systémique, passant par la mise en place d’une large gamme d’actions traitant à la fois de questions d’ordre conjoncturel (comme la question de l’accès au financement) et de sujets d’ordre structurel (la diversification des offres sur la chaîne de valeur, la nécessité de développer des synergies interentreprises opérationnelles et dépasser ainsi les individualismes, la redéfinition de la relation classique entre donneurs d’ordres et sous-traitants dans le sens d’une « coopétition »).
La reconversion – réussie – d’une entreprise franc-comtoise dans l’éolien
Par Gilles CASSOTTI
Commissaire à la réindustrialisation en Franche-Comté
Après moult péripéties (rachats successifs, mise en liquidation judiciaire…), la Franc-Comtoise Industrie (Lons-le-Saunier – Jura) est reprise, le 19 février 2010, par le fabricant d’éoliennes Alizeo en vue de lui confier la fabrication des soubassements d’éoliennes rabattables. C’est un nouveau défi à relever pour les salariés de l’entreprise de Lons-le-Saunier qui, cinquante ans après, vont continuer à vivre l’aventure de la production d’énergie, mais cette fois-ci, au travers de l’énergie éolienne, après des années d’expérience acquises dans le nucléaire, la chimie et la pétrochimie.
Les possibilités de diversification : le cas d’un site papetier français
Par Pascal CLÉMENT
Commissaire à la réindustrialisation en Haute-Normandie
Jean-Jacques BORDES
Consultant du groupe SECAFI – ALPHA
et Dominique LACHENAL
Professeur à l’Institut polytechnique de Grenoble
L’ensemble de la filière papetière française est soumis, à la fois, à des mutations technologiques importantes et à une forte concurrence mondiale, conduisant les sites français à se restructurer pour améliorer leur compétitivité et à s’inscrire dans une logique de diversification industrielle. Au travers du cas concret du site papetier d’Alizay se dessinent les opportunités de l’adoption d’une nouvelle stratégie estampillée «chimie verte»: la production de biocarburants à partir des fibres cellulosiques du bois (filière bioéthanol de deuxième génération) et la fabrication de pâte à usage chimique (production de viscose à partir de la cellulose du bois). Cette réorientation stratégique est parfaitement compatible avec le maintien, voire le développement, de la production de pâte à papier, qui représente un enjeu majeur en termes de débouchés pour la filière forestière française.
La recherche et l’enseignement supérieur, un enjeu de la bataille économique dans les territoires
Par Daniel FIXARI et Frédérique PALLEZ
Professeurs à Mines ParisTech
Revitaliser un territoire, c’est à la fois répondre à des crises à chaud (fermeture d’un site), mais aussi promouvoir un développement (re)créateur d’emplois qui s’appuie sur les atouts du territoire. On conçoit donc qu’il faille insérer la revitalisation dans une véritable stratégie de développement territorial, si l’on veut en assurer la cohérence et la solidité. Or, de plus en plus, dans une « économie de la connaissance », le système d’enseignement supérieur et de recherche se voit assigner un rôle important vis-à-vis de ces objectifs…
Les plateformes d’innovation : des facteurs de compétitivité des territoires
Par Romain BEAUME
Ingénieur des Mines, Chef du Bureau « Politiques d’innovation et de technologie » à la Direction générale de la Compétitivité de l’Industrie et des Services (DGCIS) du ministère de l’Economie, de l’Industrie et de l’Emploi
et Vincent SUSPLUGAS
Chef du Bureau « Politique des pôles de compétitivité » à la Direction générale de la Compétitivité de l’Industrie et des Services (DGCIS) du ministère de l’Economie, de l’Industrie et de l’Emploi
Levier essentiel de la politique de compétitivité, les plateformes d’innovation offrent aux membres des pôles de compétitivité un accès ouvert à des ressources mutualisées (équipements, personnels et services associés). Ces plateformes constituent la première étape de la mise en place d’un écosystème impliquant les trois piliers des pôles de compétitivité : les entreprises, les organismes de recherche et les établissements d’enseignement supérieur.
Créer des emplois dans les territoires : quelques éléments de prospective des investissements industriels en France
Par Gilles LE BLANC
Professeur d’économie, Mines ParisTech
L’évolution de l’investissement est à juste titre considérée comme un facteur décisif des perspectives de croissance économique et de création (ou de maintien) d’emplois sur les territoires. Un effort réel d’investissement (celui-ci étant entendu au sens large d’investissement matériel + investissement immatériel) d’une entreprise est, en effet, pour celle-ci, la condition impérative de l’amélioration de son efficacité productive, du développement de ses innovations et de ses implantations à l’étranger et de sa conquête de nouveaux débouchés, en un mot, de la garantie de sa compétitivité durable sur les marchés…
Les nanos : applications et enjeux
Par Ilarion PAVEL
Ingénieur en chef des Mines
Nous sommes déjà entrés dans le nanomonde. Il existe aujourd’hui sur le marché plus de huit cents produits dont la fabrication fait appel aux nanotechnologies : écrans plats à base de LED organiques, pneus de voiture contenant des nano-céramiques, crèmes solaires à base de nanoparticules de titane, peintures pour automobiles qui ne se rayent pas, raquettes de tennis dont le cadre est renforcé par des nanotubes de carbone… Ce nombre ne cesse de croître : selon certaines estimations, le marché mondial des produits nano dépassera 1 000 milliards de dollars en 2015.
