Décembre
2023

sommairE

ENJEUX

NUMéRIQUES

Le numérique et la mutation des marchés
Numéro complet
Ce numéro a été coordonné par
Edmond BARANES

N° 24

Introduction

Par Edmond BARANES

Innovation et mutation des marchés : quelques exemples

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La nouvelle vague d’innovations numériques qui arrive va radicalement tout changer

Par Xavier DALLOZ
Consultant

Une nouvelle vague d’innovations arrive. Elle va radicalement tout changer. Elle va notamment réinventer de nombreux secteurs d’activités. Le moteur de cette nouvelle vague d’innovations digitales sera l’émergence d’une nouvelle infrastructure. Elle permettra de créer des millions d’emplois et d’ajouter des centaines de milliards de dollars au PIB mondial en faisant rentrer 2 ou 3 milliards d’individus dans l’économie marchande. C’est une opportunité de créer des centaines de licornes en France et faire de la France, un des leaders du numérique. L’objet de cet article est de montrer toutes ces opportunités en misant sur l’intelligence artificielle, les LLM, la blockchain , les drones, la biotech, la 6G, l’informatique quantique, les hologrammes, le terahertz, les capteurs, le BCI ( Brain Computer Interface ), l’énergie décentralisée, les SMR, la décentralisation massive de tout, l’autonomie de tout, les compagnons électroniques, la tokenisation, les constellations de satellites, la communication globale, la DAO, les robots, etc. Nous n’avons encore rien vu. N’automatisons pas le passé. Tout va s’accélérer !

Les ventes aux enchères vivent-elles une révolution digitale ?

Par Henri PAUL
Avocat à la Cour - Président du Conseil des ventes

Le marché des ventes aux enchères a connu au cours des quatre dernières années plusieurs évolutions structurantes liées à la digitalisation. Le métier de commissaire-priseur a été profondément bouleversé par le développement des ventes en ligne ; la pratique des acheteurs et leurs profils ont été renouvelés ; la nature des objets vendus aux enchères s’est également transformée avec l’apparition d’oeuvres numériques NFT. Le virage numérique pris par la profession de commissaire-priseur a été considérablement accéléré et amplifié par la crise sanitaire du Covid-19 à partir de 2020. En quelques années à peine, les maisons de vente ont opéré une transformation profonde de leurs pratiques pour s’adapter à la révolution numérique : ventes en direct ou dématérialisées, solutions technologiques (caméras, responsive design …), réseaux sociaux investis… Si en 2019, les ventes électroniques représentaient 34 % du montant total des ventes aux enchères (soit 1 224 Mds€), cette part s’accroît fortement en 2020 (68 %) pour atteindre 75 % soit les trois quarts des ventes aux enchères en France en 2021 et 2022. La tendance est toujours à la hausse en 2022 avec une progression de 7 % pour atteindre 3 249 Mds€.

Les edtechs : émergence et soutenabilité d’un nouvel acteur de l’enseignement

Par Marco GAZEL et Julien JACQMIN
NEOMA Business School

La pandémie de Covid-19 a mis en lumière le rôle croissant de la digitalisation dans l’éducation, avec les écoles et les universités s’adaptant rapidement à l’apprentissage à distance. Cette digitalisation a permis l’émergence de nouveaux acteurs dans le secteur, les edtechs, d’améliorer l’expérience d’apprentissage en réduisant les coûts et en offrant des contenus personnalisés. Cependant, ces start-up sont confrontées à des défis économiques, technologiques et institutionnels pour assurer leur viabilité financière et leur intégration dans l’écosystème éducatif existant. Malgré cela, elles ont le potentiel de générer un impact durable dans le domaine de l’éducation en complémentant les institutions éducatives traditionnelles.

Le numérique au service de la lutte contre la précarité

Par Jérémy FRETIN
Directeur du mécénat à la Fondation pour la Nature et l’Homme

Les nouvelles technologies ont profondément transformé le quotidien des associations. Elles sont venues bouleverser leur organisation interne et leur manière d’interagir avec leurs différentes communautés, tout en leur offrant de nouvelles opportunités pour renforcer leur mission sociale. L’auteur revient sur des initiatives solidaires qui ont mis le numérique au centre de leur stratégie, avec notamment l’exemple de l’Agence du Don en Nature et son projet de transformation digitale au service de la lutte contre la précarité. L’innovation technologique, si elle est un soutien indéniable et incontournable du secteur non marchand, n’est pas une fin en soi : elle implique une stratégie claire, des ressources expertes et dédiées, et s’inscrit dans un temps long et une boucle d’amélioration permanente.

NewSpringForMe, le premier compagnon numérique pour les patients greffés de la moelle osseuse

Par Émilie ROBERT
PhD, Responsable stratégie et valorisation du fonds de dotation HTC Project

Le numérique joue un rôle de plus en plus important dans l’accompagnement des patients, offrant de nouvelles possibilités pour l’amélioration de la prise en charge dans le cadre de leur parcours de soins de santé. Ce type d’accompagnement représente une réelle avancée notamment pour les patients atteints de maladies graves du sang et du système immunitaire, telles que la leucémie, le lymphome et l’anémie aplasique, traités par une allogreffe de cellules souches hématopoïétiques (CSH), plus connue sous le nom de greffe de moelle osseuse. NewSpringForMe est un projet de plateforme numérique offrant aux patients l’accès à un panel d’outils et d’exercices spécifiques dans les domaines de la psychologie, la nutrition et de l’activité physique adaptée. Ce nouvel outil vise en effet à augmenter les chances de réussite de la greffe et à améliorer la qualité de vie du patient à toutes les étapes de son parcours de soins, jusqu’à sa réinsertion sociale et professionnelle. NewSpringForMe est une solution évolutive et personnalisée, entièrement financée et développée par le HTC Project grâce aux soutiens de mécènes, qui, une fois sa phase pilote validée, sera proposée en appui de l’accompagnement assuré par les équipes cliniques à l’hôpital.

Le numérique : un élément clef dans la compétitivité du secteur de la mode et du luxe

Par Frédérique GÉRARDIN
Déléguée générale du Comité Stratégique de Filière (CSF)

L’innovation numérique est un élément clef de la compétitivité du secteur de la mode et du luxe. Il s’inscrit désormais dans tous les maillons de la chaîne de production : prédiction, création, prototypage, automatisation et robotisation, production à la demande… Déterminant dans les activités de distribution, du marketing à la vente, avec de nouveaux acteurs, opérateurs-producteurs, très agressifs du e -commerce, le numérique est également essentiel pour la traçabilité et l’affichage environnemental. Enfin, le web3 ouvre la perspective de nouveaux marchés que les acteurs du luxe commencent à investir. C’est pourquoi, la maîtrise de la donnée par toute la chaîne de valeur devient fondamentale. Elle exige par ailleurs, en amont, un travail sur sa standardisation et son interopérabilité au niveau national, européen et international.

Prix unique du livre numérique et modèles économiques émergents de la lecture en ligne

Par Jean-Philippe MOCHON
Médiateur du livre

et Estelle AIRAULT
Déléguée du Médiateur du livre

L’émergence en France de plateformes de lecture numérique de mangas et de webtoons pose la question de savoir comment s’applique la législation sur le prix unique du livre numérique à ces plateformes lorsqu’elles vendent des livres numériques avec des prix libellés non en euros mais en jetons numériques (souvent dits coins ), et qui peuvent faire l’objet de distributions gratuites ou être vendus à des prix dégressifs. Pour répondre à cette question nouvelle, le Médiateur du livre a engagé un vaste travail d’analyse juridique et de consultation des professionnels. Il en tire la conclusion que la loi du 26 mai 2011 relative au prix du livre numérique s’applique à la vente en ligne des mangas numériques, voire éventuellement de certains webtoons et que, pour respecter cette loi, les plateformes qui pratiquent des systèmes de jetons doivent assurer la maîtrise du prix par l’éditeur et la transparence de celui-ci. Il détaille en ce sens dix recommandations pour donner plus de sécurité juridique aux nouvelles pratiques et assurer le plein respect de la loi.

Nouveaux modèles économiques dans les musées : pourquoi et comment commercialiser des dispositifs numériques ?

Par Scarlett GRECO
Cheffe de service à Paris Musées

L’augmentation de l’utilisation d’outils numériques payants, dans une société de plus en plus connectée, questionne la production de supports numériques au sein des musées français. Les musées dessinent de nouvelles perspectives de dialogue avec les acteurs privés, recherchent de nouveaux moyens de monétisations, mais le phénomène est lent et les recettes disparates. Quels sont ces nouveaux formats numériques ? Comment et pourquoi la commercialisation d’outils numériques est-elle contrastée d’un musée à un autre ? Quel rôle joue le ministère de la Culture et les publics dans ce phénomène ? Sur quelles routes existantes le musée pourrait-il s’engager pour inspirer en son sein la commercialisation de produits et expériences numériques basés sur ses collections ? Cet article répond aux questions à travers quatre approches : structurelles, administratives, comportementales et sectorielles.

Les dynamiques du numérique dans les migrations et les re-migrations : une analyse géopolitique des opportunités et des défis en Afrique de l’Ouest

Par Charles MBATSOGO
Consultant Remote pour le programme des volontaires des Nations Unies et chargé de la communication et de l’édition pour Routed Magazine

Cet article explore l’impact croissant du numérique sur les migrations en Afrique de l’Ouest, en mettant l’accent sur les opportunités et les défis qu’il engendre. Il examine comment le numérique agit comme un catalyseur des migrations, favorisant l’accès à l’information, l’utilisation de plateformes de recrutement en ligne et la fuite des cerveaux. Il explore également les migrations circulaires facilitées par le numérique, mettant en lumière les diasporas numériques et les retours au pays. Toutefois, des défis subsistent, notamment la nécessité d’une gouvernance numérique solide pour réguler les flux migratoires et protéger les droits des migrants. La fracture numérique et l’exploitation des travailleurs migrants sont également des problèmes à résoudre. Néanmoins, la gouvernance numérique offre des perspectives prometteuses en favorisant l’innovation, l’entrepreneuriat local et la collaboration entre les acteurs publics et privés.

Marché, confiance et systèmes de paiements

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La règlementation face à la révolution numérique du secteur financier

Par Olivier FLICHE
Directeur du pôle fintech-innovation de l’ACPR-Banque de France

Le secteur financier est le théâtre d’une révolution numérique depuis plusieurs années. Si les fintechs n’ont pas vraiment bouleversé le paysage et si la percée des bigtechs n’a pas (encore) eu lieu, les évolutions du secteur sous la pression des nouvelles technologies n’en sont pas moins réelles et profondes. Elles sont toujours à l’oeuvre et pourraient connaître un regain avec l’arrivée de l’IA générative et le développement d’une finance sur la blockchain . Ces mutations représentent un véritable défi pour la règlementation et le contrôle du secteur, marqués par une tradition assez éloignée des questions technologiques. Pour autant, dans ce domaine également, des mutations sont en cours, comme en témoigne le règlement européen sur la résilience opérationnelle numérique. L’avenir est sans doute à une hybridation des règles sectorielles et de techniques venant d’autres horizons, afin d’intégrer les nouveaux objets de contrôle que constitueront les formes technologiques futures de la finance.

Quelles conséquences des nouvelles tendances dans les moyens de paiement sur la souveraineté et l’intégration des paiements en Europe ?

Par Alexandre STERVINOU
Directeur des Études et de la Surveillances des Paiements, Banque de France

Le monde des paiements connaît depuis le début du XXIe siècle des changements importants. L’évolution des usages accompagnant la dématérialisation et l’entrée de nouveaux acteurs, notamment du monde du numérique, posent la question d’une intégration européenne à approfondir face au risque d’une perte d’autonomie stratégique en Europe dans ce domaine. Celle-ci emporte des conséquences en matière de fragmentation du marché et de désintermédiation des acteurs traditionnels, dont les banques mais aussi les industriels du paiement. Face à cette situation, la réponse des banques centrales repose sur un triptyque : l’incitation, en encourageant l’innovation ; la réglementation, en encadrant efficacement acteurs et services de paiement ; et enfin l’action publique, en étant elles-mêmes acteurs du marché, comme le symbolise le projet pour un euro numérique dans les paiements du quotidien.

L’assurance embarquée, une tendance irréversible

Par Olivier JAILLON
Président du conseil d’administration de Wakam

À l’ère de la digitalisation et des usages fractionnés, le développement de l’assurance embarquée répond aux aspirations de consommateurs connectés qui plébiscitent la transparence, l’immédiateté et la simplicité, aussi bien à la souscription qu’à l’indemnisation. Offrant une protection automatique et systématique, l’assurance embarquée sécurise l’expérience utilisateur tout en accélérant la diffusion de nouveaux usages. L’essor de l’assurance embarquée épouse aussi l’évolution de marchés qui atteignent un haut degré de maturité et d’efficience. Les industriels sont incités à créer des services connexes comme la protection financière ou le financement afin d’engendrer des revenus additionnels et compenser la baisse des marges sur leur coeur de métier. Pour les assureurs, cela marque un changement de paradigme. Autrefois actuaires, ils deviennent des acteurs de l’InsureTech utilisant le potentiel des plateformes digitales, des API, du Big Data et de l’intelligence artificielle pour bâtir des modèles prédictifs adaptés à la civilisation numérique et à l’émergence de nouveaux risques.

Les apports du numérique dans la fidélisation des consommateurs

Par Éric SALVAT
Président du conseil consulaire, Conseiller des Français de l’étranger

Les programmes de fidélité existent depuis le début du commerce moderne avec des techniques et des outils correspondant à chacune des époques durant lesquelles ces programmes sont apparus. La massification de ces programmes de fidélité a connu son apothéose dans les années 2000. Dès 2010, les technologies numériques sont venues modifier les usages des clients dans l’utilisation de leurs programmes de fidélité. ( e -Mailings, applications clients, data mining , personnalisation des offres, etc.). La personnalisation des messages est apparue, une meilleure connaissance clients, mais les bases de succès de ces programmes sont restées inchangées malgré les apports des technologies numériques. Le numérique a apporté du changement dans la continuité mais pas de révolution comme cela a été le cas dans d’autres secteurs. Comme si la fidélité était finalement un principe social inébranlable et supérieur. Nous verrons dans cet article comment cohabitent les forts développements numériques et un retour des clients aux principes très basiques de la fidélité entre l’enseigne et le client.

Marché de la confiance et identité numérique sur les services bancaires

Par Claire LEVALLOIS-BARTH
Enseignante-chercheuse en droit, IMT Atlantique, Titulaire des Chaires Valeurs et Politiques des Informations Personnelles et Économie des Communs de Données Membre du Comité pilote d’éthique du Numérique et du Comité éthique de la Data et de l’IA d’Orange

La pandémie a démontré l’intérêt, pour les individus comme les entreprises, de disposer d’un moyen pratique et fiable de prouver leur identité en ligne. Dans ce contexte, la Commission européenne a publié en juin 2021 une proposition de règlement relatif à une identité numérique. La création du portefeuille européen d’identité numérique en constitue la mesure phare. Celui-ci devrait permettre à l’utilisateur principalement via son smartphone de prouver son identité, et au-delà de transmettre des justificatifs et des attributs comme un IBAN. Il pourra également signer électroniquement. Dans ce contexte, de quelle manière les banques peuvent-elles envisager de se positionner comme partie utilisatrice, prestataire d’attestations électroniques qualifiées d’attributs et émetteur de portefeuille européen d’identité numérique ?

Contrefaçon, biens criminels et biens illicites

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Les marketplaces du darkweb

Par Matthieu AUDIBERT
Officier de gendarmerie et doctorant en droit privé et sciences criminelles, Université Paris Nanterre – CDPC – EA 3982

Le darkweb ou l’Internet sombre fait beaucoup fantasmer. Initialement créé dans le but de contourner les restrictions ou la censure sur Internet, ses fonctionnalités en matière d’anonymat sont devenues prisées des cybercriminels. Plusieurs écosystèmes cybercriminels se sont développés : le plus important est constitué des marketplaces . Plateformes de commerce en ligne portant sur des biens ou services illicites, elles génèrent d’importants flux financiers sous la forme d’actifs numériques. Les acteurs étatiques ont pris en compte ces activités cybercriminelles cachées depuis plusieurs années et perfectionnent leurs moyens d’investigation pour identifier les auteurs de ces infractions. Dans le même temps, le droit évolue pour mieux prendre en compte ces évolutions technologiques, notamment en ciblant directement les administrateurs de ces plateformes illégales.

Blockchain et NFTs-Art : enjeux d’une décentralisation du marché de l’art

Par Jorge PALUMBO
Doctorant à l’Université de Picardie Jules Vernes (TrAme - U.R. 4284) et à l’Université de Palerme

Dernièrement, la blockchain a attiré l’attention du marché de l’art. Cette technologie a permis la protection des droits de propriété numérique et la garantie en matière de provenance des oeuvres d’art digitalisées ou digitales (NFTs-Art). Cela a impliqué une nouvelle forme de commerce caractérisée par la décentralisation et la désintermédiation. Cette forme d’art et de marché révolutionnaire n’a connu un grand succès qu’en 2021 grâce à un retentissement médiatique. Elle est depuis la dernière décennie en nette progression malgré son imperfection manifeste. Cet article vise à analyser comment la technologie blockchain a reconfiguré le marché de l’art en mettant l’accent sur des avantages et des désavantages et sur des opportunités et des défis que son utilisation implique.

Fidéliser la clientèle et déjouer l’intervention policière : les usages du numérique par les trafiquants de drogues

Par Clément GÉROME
Chargé d’études à l’Observatoire français des drogues et des tendances addictives

Cet article met en lumière les raisons ayant conduit les trafiquants de drogues implantés dans l’Hexagone à investir les outils numériques. Il montre que l’évolution des besoins des consommateurs, l’impératif d’entretenir une relation permanente avec la clientèle dans un contexte fortement concurrentiel et la nécessité de limiter les risques d’intervention policière expliquent cet investissement. Il décrit également les pratiques numériques des trafiquants pour promouvoir leurs produits.

Digital, contrefaçon et biens numériques

Par François-Xavier de BEAUFORT
Directeur de l’Action économique à l’Institut national de la propriété intellectuelle (INPI)

et Stéphanie LEGUAY
Coordinatrice du Comité national anti-contrefaçon (CNAC)

La contrefaçon est une violation d’un droit de propriété intellectuelle. Elle désigne, notamment, le fait de reproduire, imiter, utiliser ou copier, de manière totale ou partielle, et sans autorisation une marque, une invention protégée par un brevet, une création protégée par un dessin et modèle ou une oeuvre protégée par un droit d’auteur ou par un droit voisin. La contrefaçon représente, aujourd’hui, un marché considérable de produits pouvant porter atteinte à la santé ou à la sécurité des consommateurs ainsi qu’à l’économie nationale. Le commerce électronique apparaît comme un vecteur d’approvisionnement privilégié. Les autorités françaises et europée.

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