Novembre 2016

sommaire

Réalités industrielles

L'industrie du futur

Numéro complet
Ce numéro a été coordonné
par Denis RANQUE,

Introduction

Par Denis RANQUE
Président d’Airbus Group et de La Fabrique de l’industrie

Les nouveaux enjeux de l'industrie

Qu’attendre des mutations en cours en matière de compétitivité, condition clé de la survie de l’industrie en France ?

Par Philippe VARIN
Président d’Areva, président du Cercle de l’Industrie

« L’industrie est morte, vive l’industrie ! » En redistribuant les avantages compétitifs entre pays industrialisés et pays à bas coûts et en bouleversant ainsi les positions établies, les défis du climat, de l’énergie ou encore de la digitalisation constituent de véritables opportunités pour l’industrie française. Les mutations technologiques, économiques, sociales et environnementales en cours et à venir ont le potentiel d’enrayer la dynamique infernale de la désindustrialisation qui frappe si sévèrement notre pays depuis plusieurs décennies. Mieux : ces mutations peuvent signer l’avènement d’une France industrielle à nouveau conquérante, et plus encore que par le passé, car cette France industrielle sera plus compétitive, plus innovante et plus attractive. À nous, les acteurs publics et privés, d’accompagner et de garantir une transition réussie et heureuse vers l’industrie de demain en agissant sur trois leviers déterminants : l’investissement dans l’innovation, la transformation interne des entreprises et la construction de l’Europe industrielle.

L’industrie face à un double défi : les nouveaux usages numériques et l’argent facile

Par François BOURDONCLE
Président de FB&Cie et fondateur d’Exalead

Le battage médiatique fait autour de l’« ubérisation » de l’économie occupe tous les esprits. Mais comme pour tous les sujets à la mode, il est facile de céder à la tentation de croire que tout cela est décidément bien exagéré et que la bulle va bien finir par exploser. Or, force est de constater que le phénomène perdure et même s’amplifie, et que l’explosion des bulles dans l’histoire n’a fait que renforcer des leaders, comme cela a été le cas pour Google ou Amazon après l’explosion de la bulle Internet en 2000 et, surtout, que les géants de l’Internet s’attaquent maintenant au monde physique (transport, énergie, télécommunications, etc.) en mobilisant leur savoir-faire en matière de numérique et des capacités financières considérables. Nous pensons que les entreprises comme Uber ou SpaceX menacent réellement, à terme, des pans entiers de nos économies. En décrivant les mécanismes à l’œuvre, nous allons essayer de comprendre pourquoi nous assistons à une véritable révolution industrielle et tenter d’imaginer comment les industries traditionnelles pourraient s’y adapter.

De l’industrie tolérée à l’industrie désirée – Quelques paradoxes sur l’industrie et ses représentations

Par Thierry WEIL
Délégué général de La Fabrique de l’industrie

Pour se redévelopper en France, l’industrie doit attirer les meilleurs talents et être vécue comme une source d’opportunités et non de nuisances par les riverains et les autres parties prenantes. Or, nos représentations de l’industrie sont instables et contradictoires, évoquant tantôt le plaisir de faire des choses concrètes, de façonner la matière et de créer des objets, tantôt un univers cyber-physique impalpable, voire inquiétant. Les contours de l’industrie sont de plus en plus flous et il devient illusoire de vouloir la distinguer des services qui l’accompagnent, la rendent possible ou reposent sur elle. Paradoxalement, alors que la société devient « hyperindustrielle », l’acte de fabrication y est de moins en moins visible. Nomade et évanescente, l’industrie continue néanmoins de structurer l’économie, les territoires et les identités.

Les mutations du travail : leurs registres et leurs temporalités

Par Michel LALLEMENT
Lise-CNRS, Cnam (Paris)

Les mutations du travail contemporain peuvent être lues au croisement de trois temporalités différentes : celle de court terme qui est principalement affectée aujourd’hui par la révolution numérique, celle, de moyen terme, que caractérisent les stratégies de reconfiguration post-taylorienne de l’organisation du travail et, enfin, celle de plus long terme, qui questionne la pertinence des catégories que nous mobilisons pour appréhender les activités réputées productives. En s’entrechoquant, les trois registres de changement liés à ces trois temporalités précipitent des transformations de fond dans nos façons de travailler et de considérer le travail aujourd’hui.

L'entreprise frugale

Par Mireille CAMPANA
Ingénieur général des Mines

Parmi les défis que s’est fixés l’usine du futur figure la performance durable. Sous cette appellation, on trouve l’utilisation efficiente des ressources, la réduction des rejets et nuisances et l’implantation durable dans les territoires. Cette optimisation des ressources qui concerne tant le fonctionnement de l’usine que celui des produits et services qu’elle développe, est souvent désignée aujourd’hui par l’expression « usine frugale » qui, alliée à l’agilité, à la numérisation et à la robotisation, est présentée comme une nouvelle révolution industrielle. Elle succède aux trois révolutions précédentes que furent la mécanisation (fin du XVIIIe siècle), l’électrification (la fin XIXe) et l’automatisation (années 1970).

Les technologies génériques de l’usine du futur

À quoi l’usine du futur ressemblera-t-elle ?

Par Karine GOSSE et Michel DANCETTE
Groupe Fives

L’usine du futur s’inscrit dans une dynamique faite d’évolutions économique, sociétale et environnementale, qui en définissent les contours et les objectifs. Elle devra notamment répondre à de forts enjeux en matière de compétitivité économique des organisations et des territoires et en matière d’évolution des modes de consommation, ainsi qu’à des enjeux sociétaux en termes d’attractivité et d’intégration dans son environnement. Cette évolution est en marche dans tous les secteurs industriels (traditionnels ou non), mais elle est amplifiée actuellement par le développement accéléré d’un grand nombre de technologies, notamment numériques. Au-delà des technologies et des équipements, cette évolution affecte les modèles d’affaires, le travail et les organisations. Fives, en tant que groupe industriel bicentenaire, inscrit ses activités dans cette évolution et participe ainsi pleinement aux réflexions actuelles sur ce sujet.

Calcul intensif et simulation numérique

Par Christian SAGUEZ
Président CybeleTech, directeur scientifique Teratec

La généralisation de l’usage des technologies numériques, et tout particulièrement du calcul intensif et de la simulation, a transformé profondément l’ensemble des secteurs de l’industrie et des services. Elle est au cœur des grands enjeux stratégiques de la création de valeur et d’emplois pour notre économie. Grâce aux technologies maintenant disponibles, des gains importants en termes de compétitivité et de capacités d’innovation sont devenus possibles. La maîtrise de celles-ci est donc une nécessité fondamentale pour notre pays. Conscient de ces éléments, les pouvoirs publics ont mis en place des initiatives importantes qui doivent déboucher sur la disponibilité de puissances de calcul exaflopiques, ainsi que de l’ensemble des logiciels de base et applicatifs indispensables. Par ailleurs, des initiatives européennes – dans lesquelles la France joue un rôle de premier plan – sont lancées. La France est un des rares pays à disposer de l’ensemble des compétences sur toute la chaîne de valeur de ce secteur stratégique. C’est là une chance unique que notre pays doit saisir.

L’usine cyberphysique : usine connectée, simulée et reconfigurable

Par Christophe de MAISTRE
Président de Siemens France

Simulée, connectée, modulable, l’usine cyberphysique est un ensemble industriel en devenir qui repose sur l’articulation dynamique des mondes réel et virtuel. Elle constitue un horizon prometteur pour l’industrie : outre les gains de productivité qu’elle permet de réaliser, on assiste à une véritable refonte du processus de production industrielle, à un renouveau des enjeux en matière de formation, à des perspectives de relocalisation d’emplois industriels, ainsi qu’à l’apparition de nouveaux défis liés à la cybersécurité. Acteur de l’innovation depuis sa création, Siemens contribue activement à l’écriture de cette nouvelle page industrielle. Si les acteurs privés jouent un rôle majeur dans l’avènement de l’industrie du futur, dont l’usine cyberphysique est l’une des illustrations, l’implication des pouvoirs publics est indispensable.

La robotique

Par Jean-Paul LAUMOND
Laboratoire d’analyse et d’architecture des systèmes (LAAS), Toulouse

En s’appuyant sur les progrès réalisés en matière de mécatronique et de calcul, la robotique met au point des fonctions sensorimotrices toujours plus évoluées qui dotent les machines d’une capacité d’adaptation à leur environnement toujours plus grande. Jusqu’à présent, le système de production industriel s’organisait autour de la machine ; la machine était calibrée en fonction de son environnement et ne tolérait que peu de variations de celui-ci. Aujourd’hui, elle s’intègre plus facilement dans un environnement existant. Plus élaborée, elle nécessite plus d’expertise pour sa programmation, avec pour conséquence la suppression d’emplois peu qualifiés, pénibles et répétitifs, au profit d’emplois de maintenance et de supervision. Le robot est une machine, et en tant que telle, et comme il en a toujours été, il participe à la transformation des savoir-faire et à la disparition de certains d’entre eux. La robotique constitue une discipline scientifique à part entière, dont les enjeux interrogent le mode d’organisation de nos sociétés. Elle doit être pensée comme telle et son développement doit être résolument soutenu par une recherche publique de qualité, qui en aborde toutes les dimensions aussi bien scientifiques et techniques, qu’économiques et sociologiques.

Les politiques nationales et régionales de modernisation de l’industrie

Tour d’horizon des politiques d’« Industrie du futur »

Par Thibaut BIDET-MAYER
Chef de projet, La Fabrique de l’industrie

Nous proposons ici un panorama des politiques mises en place à travers le monde en faveur de l’industrie du futur. L’intérêt de ce tour d’horizon est non pas de classer les pays étudiés en fonction de leur niveau d’avancement dans cette transition, mais de nous donner à voir la diversité d’approches adaptées à des contextes économiques et politiques bien particuliers. Il est d’ailleurs intéressant de remarquer qu’en dépit de profils très différents, la plupart des programmes mis en place se rejoignent autour de trois thématiques : le développement de l’offre technologique nationale, le soutien à la modernisation du tissu industriel et l’adaptation des compétences des salariés. Ce panorama nous permettra ensuite de positionner la France dans ce paysage et de dresser un état des lieux du programme « Industrie du futur » déployé par le gouvernement depuis 2013. Il montre que la France a une véritable carte à jouer, mais cela suppose qu’elle définisse ses propres priorités et mobilise ses indéniables atouts spécifiques afin de pouvoir bénéficier au mieux de cette transformation du tissu industriel.

Industrie 4.0 : comment caractériser cette quatrième révolution industrielle et ses enjeux ?

Par Dorothée KOHLER et Jean-Daniel WEISZ KOHLER
Consulting & Coaching

« Industrie 4.0 » est la réponse allemande à la menace que fait peser l’irruption du numérique sur les chaînes de valeur industrielles. Il s’agit d’une ambition technologique consistant à produire des séries de taille 1 à des coûts équivalents à ceux de la production de masse en introduisant des systèmes de production cyber-physiques dans l’usine. Mais cette révolution reste dans une large mesure invisible car elle passe par des codes et des algorithmes. Elle vise avant tout l'apprentissage de nouveaux processus de conception et de fabrication collectifs. C’est la compétitivité relationnelle qui est au cœur de l’Industrie 4.0, matérialisée par de nouveaux modes d’interaction entre les acteurs économiques et leurs clients, et ce, tant à l’intérieur qu’à l’extérieur de la chaîne de valeur. Cette capacité à expérimenter ensemble ne touche pas seulement la dimension technologique. Elle concerne également la définition de nouveaux modèles d’affaires en lien avec l’émergence de plateformes de services industriels. C’est bien un changement de type 2 (au sens où l’entend Gregory Bateson) qui s’opère sous nos yeux – un changement dans lequel la transversalité entre filières et entre disciplines devient un enjeu central pour les acteurs de cette révolution numérique.

Le plan français « Industrie du futur »

Par Pascal FAURE
Directeur Général de la Direction Générale des Entreprises

et Philippe DARMAYAN
Arcelor-Mittal, Président de l’Alliance Industrie du futur

L’intérêt de la numérisation de l’industrie fait désormais consensus. C’est une condition nécessaire de survie et de reconquête de l’industrie française, c’est un impératif pour sa compétitivité, pour développer l’emploi par une activité économique forte, innovante et capable de se mesurer avec les plus grandes économies mondiales. L’enjeu est désormais de faire en sorte que l’ensemble des secteurs de l’industrie et des services, grâce à leur diversité, notamment au sein du tissu des PME/ETI, et grâce à la qualité de leurs compétences, puisse intégrer cette numérisation en profondeur, afin d’en tirer tous les bénéfices. Le programme français Industrie du futur vise à mettre en œuvre cette ambition. Il a fêté son premier anniversaire à l’Elysée le 23 mai dernier. Zoom sur un programme phare de la politique industrielle française.

Comment promouvoir la modernisation des PME ?

Par François PELLERIN
Animateur du projet « Usine du futur », région Nouvelle-Aquitaine

Les PMI françaises ont accumulé un retard considérable par rapport à celles de nos voisins non seulement en termes de technologie (vieillissement de l’outil de production, faible taux de robotisation, d’automatisation et de transformation numérique), mais aussi en termes d’organisation industrielle et de management. Le déploiement par les régions d’une politique massive de soutien est donc apparu indispensable. L’objectif de cette politique est d’accompagner les PMI dans leur transformation, mais aussi de développer un écosystème régional qui y soit favorable. Deux ans et demi après son lancement, 290 PME et ETI bénéficient déjà d’un accompagnement dans le cadre du programme Usine du futur mis en place par la région Nouvelle–Aquitaine : nous exposons, dans cet article, les premières leçons qui ont pu être tirées de cette aventure.

La transformation numérique des filières industrielles, un facteur-clef de leur compétitivité et de leur survie. La nécessité de disposer de standards d’échange et de plateformes collaboratives numériques

Par Pierre FAURE
directeur e-Business, Customer Relationship Management (CRM) et Knowledge Management (KM) de Dassault-Aviation, Boost Industrie

La transformation numérique des filières industrielles est devenue vitale, en tant que levier essentiel non seulement de leur compétitivité, mais aussi de leur survie. C’est pourquoi plusieurs d’entre elles ont engagé avec l’Association AFNeT des projets stratégiques de transformation numérique reposant sur des standards internationaux et sur des plateformes collaboratives numériques, suivant en cela l’exemple de l’aéronautique et de son hub BoostAeroSpace qu’utilisent des milliers d’entreprises. L’ambition est de « jouer collectif » pour gagner ensemble et d’entraîner l’ensemble des entreprises de ces « communautés de destin » (notamment les PME) dans la révolution numérique. Ces projets permettent aux filières industrielles de renforcer leur compétitivité, car le numérique offre de formidables opportunités et des « business models » de rupture à ceux qui savent les exploiter et est, au contraire, source de graves dangers pour ceux qui en seraient incapables. Ces projets permettent aussi de mieux résister aux nouveaux acteurs disruptifs qui « ubérisent » l’économie, qui prennent le pouvoir grâce au numérique au travers de la relation client et qui, progressivement, remettent en question l’amont de la chaîne de la valeur.

Quelques réalisations

Des projets digitaux à la transformation digitale de l’entreprise

Par Karine BOISSY-ROUSSEAU et Laurelyne VERGUET
Air Liquide

Le projet Connect d’Air Liquide France Industrie s’inscrit dans la démarche d’usine du futur du groupe Air Liquide. Il vise à mettre en place un centre d’opération et d’optimisation à distance des sites de production du groupe en France et à introduire les technologies digitales dans les métiers de la production. L’innovation ne se cantonne pas à la seule technologie. Les méthodes de travail adoptées participent elles aussi de la démarche innovante du projet. Connect est ainsi une illustration du concept émergent de Change Digital. Des technologies digitales sont développées en collaboration avec leurs utilisateurs finaux selon des méthodes expérimentales et agiles. La démarche adoptée est celle de l’innovation ouverte et collaborative pour relier les hommes et la technologie. Ces technologies ne sont pas seulement la base des outils à développer. Elles constituent également une ressource pour des actions de formation et de travail en réseau. Mais ces nouvelles façons de mener un projet soulèvent également la question de la posture et de la place de ses différents acteurs.

Les technologies de l’usine du futur au service de la maintenance industrielle

Par Benjamin GODREUIL et Emmanuelle SAUDEAU
SNCF

Les enjeux de la maintenance ferroviaire en France peuvent se résumer en trois points : Garantir en permanence un très haut niveau de sécurité et de qualité des opérations pour les voyageurs et l’activité Fret. Assurer la meilleure disponibilité du matériel en exploitation commerciale. Rechercher en permanence la productivité, particulièrement dans le cadre d’une industrie soumise à des coûts de production fixes intrinsèquement élevés. Les technologies de l’internet industriel, avec le déploiement de capteurs sur les trains et l’analyse intelligente de leurs données, apportent une première réponse, stratégique, celle de l’anticipation des pannes pour accentuer la maintenance préventive. La diversité de ses infrastructures industrielles, de ses savoir-faire font de la Maintenance et de l’Ingénierie SNCF une référence internationale. Aujourd’hui, l’agilité et l’accessibilité des technologies de l’industrie du futur lui apportent un nouveau levier stratégique pour accélérer la transformation d’installations industrielles parfois centenaires.

L’effet d’attractivité de la performance connectée

Par Laurent COUILLARD et Etienne DROIT
OptimData

L’industrie est au début d’une révolution majeure. La rencontre entre l’industrie et l’Internet ouvre des nouveaux horizons pour améliorer la performance industrielle. Les modèles économiques traditionnels évoluent d’une vente de produit vers une vente de service, voire même vers une économie du partage. La chaîne de valeur construite depuis des dizaines d’années est amenée à se reconstruire et de fait la relation client-fournisseur doit se réinventer. L’homme dans l’usine reste un facteur déterminant de la performance globale, mais très probablement son rôle va évoluer tout comme ses responsabilités et sa zone d’action. La performance connectée permet de répondre aux challenges de l’industrie du futur. Elle redéfinit les codes et les modèles pour améliorer l’adaptabilité des outils industriels aux besoins, recentrer l’homme sur les points de valeur, atteindre les objectifs de durabilité et gérer la compétitivité. La valeur créée par l’ensemble des données agrégées crée une force d’attraction entre le fabricant de systèmes de production et ses clients, qui soude une relation d’une nature nouvelle. OptimData, avec sa plate-forme ProductInUse propose une technologie innovante pour réussir cette transformation. Cet article présente les fondamentaux de la solution.

Michelin, acteur de la mobilité digitale

Par Éric CHANIOT
Chief Digital Officer du groupe Michelin

« Créé au XIXe siècle, Michelin entre dans le XXIe siècle grâce au digital. Leader dans le pneumatique, nous voulons devenir un leader mondial de la mobilité », indiquait le président du groupe Michelin, M. Jean-Dominique Senard, dans une interview donnée en 2015. Cette volonté forte a conduit notre groupe à lancer un vaste plan de transformation s’articulant autour de trois axes : le client digital, l’employé digital et la digitalisation des processus internes du groupe. Si le monde du pneumatique paraît a priori éloigné de celui du digital, il n’en va pas de même des services liés à la mobilité. Dans ce domaine, Michelin a multiplié les innovations, les partenariats et les acquisitions pour mieux répondre aux attentes de ses clients (tant des particuliers que des professionnels). De la réservation en ligne de restaurants jusqu’au recueil de données en temps réel pour les camions utilisés dans les mines et la distribution en ligne de pneumatiques, en passant par l’impression 3D métal, une chose est sûre : Michelin se transforme !

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