Mai 2013
sommaire
Réalités industrielles
Culture et objets, nouveaux territoires de l'Internet
Ce numéro a été coordonné
par Jean-Pierre DARDAYROLIngénieur général des Mines, Conseil général de l’économie
Editorial
Par Pierre COUVEINHES
Introduction : Culture et objets : nouvelles vies et nouvelles guerres de l’Internet par Jean-Pierre DARDAYROL,
A. Culture et loirsirs au risque de l'Internet
Les industries culturelles et créatives sont l’avenir numérique de l’Europe
Par Jean-Noël TRONC
Les industries culturelles et créatives (ICC) emploient plus de 14 millions de personnes et représentent un chiffre d’affaires annuel d’environ 860 milliards d’euros, soit l’équivalent de 7% du PIB des 27 pays membres de l’Union européenne. L’Europe se doit de tirer profit du potentiel de compétitivité et de croissance que représentent les ICC et de valoriser la richesse culturelle dont elles sont le vecteur à l’échelle mondiale. Elle doit donc contribuer au développement d’une industrie forte dans ce secteur, si elle ne veut pas être un simple espace de consommation d’œuvres produites et distribuées par des acteurs extra-communautaires. Pour cela, elle doit mettre en place une véritable stratégie de soutien à nos champions européens du secteur et remettre ainsi en cause une « exception numérique » qu’elle a laissé s’installer et qui profite avant tout aux géants extra-communautaires du secteur.
Les enjeux des industries culturelles
Par Laurence FRANCESCHINI, Directrice générale des Médias, des Industries culturelles, ministère de la Culture et de la Communication
Directrice générale des Médias et des Industries culturelles, ministère de la Culture et de la Communication
Les évolutions technologiques que le monde connaît depuis plus de vingt ans ont des conséquences considérables sur les industries culturelles. En effet, elles remettent en cause des équilibres établis depuis longtemps et ont un impact énorme sur les usages des « consommateurs » de biens culturels comme sur les formes de création et de transmission de contenus culturels, bousculant et transformant fondamentalement la relation des auteurs et des créateurs à la fois avec leurs publics et avec les éditeurs et les producteurs. Qu'il s'agisse de la musique, du cinéma, du livre, de l'audiovisuel, des jeux vidéo ou de la presse écrite, ces évolutions bouleversent les modèles économiques. Le numérique permet aussi aux usagers de devenir des acteurs en leur donnant la possibilité de créer et de partager des contenus.
Industries culturelles, propriété intellectuelle, protection sur Internet : la technique, miroir du droit ?
Par Jean BERBINAU, Ingénieur général des Mines (origine Telecom - en retraite). Membre du Collège de la Haute Autorité pour la Diffusion des Œuvres et la Protection des droits sur Internet (HADOPI). Ancien Secrétaire Général de l’Autorité de Régulation des Mesures Techniques (ARMT)
Ingénieur général des Mines (origine Telecom - en retraite). Membre du Collège de la Haute Autorité pour la Diffusion des Œuvres et la Protection des droits sur Internet (HADOPI). Ancien Secrétaire Général de l’Autorité de Régulation des Mesures Techniques (ARMT)
Atteintes de plein fouet par la déferlante numérique, les industries culturelles ont imaginé, un temps, pouvoir survivre sous abri, élevant des protections techniques qu’elles voulaient voir assurer le respect le plus fin de leurs droits de propriété, et dont elles escomptaient une efficacité quasi-parfaite. Elles ont aujourd’hui à rechercher un équilibre sur Internet où soient mis en balance : – d’une part, les gains à attendre d’une discrimination par les prix en fonction de la qualité, s’approchant au plus près de l’optimum économique, compte tenu du coût de mise en place de telles protections et de leur acceptabilité sociale ; – d’autre part, les pertes potentielles nées de la persistance de « facilités d’usage », en tenant compte dans leur évaluation des mécanismes de toute nature introduits pour les compenser pour partie, au premier rang desquels figure la redevance pour copie privée. Plutôt que de rêver d’une technique, miroir du droit, sans doute en viendront-elles à placer délibérément les « clôtures techniques » en deçà des limites juridiques de leur propriété.
À tu et à vous, ou la diachronie des pronoms d’adresse à l’ère du numérique
Par Anne-Élisabeth CRÉDEVILLE
Le vous, qui a prévalu à l’époque précédente, est aujourd’hui largement suppléé par le tu. Le remplacement de celui-là par celui-ci s’est fait progressivement et Mai 1968 a participé à défaire les usages. Les causes de cette transformation sont simples : l’utilisation d’Internet, la naissance des réseaux sociaux et la mondialisation y ont largement contribué. Le résultat est que ces pronoms d’adresse ont changé de sens, à moins que la société qui existe en marge du Net ne se laisse plus dominer par celui-ci, mais reprenne en main la part d’humanité que leur usage traditionnel comportait.
La télévision connectée
Par Philippe LEVRIER, Ancien élève de l’Ecole Polytechnique (X 68) et Ancien membre du Conseil supérieur de l’Audiovisuel
Ancien élève de l’Ecole Polytechnique (X 68), Ancien membre du Conseil supérieur de l’Audiovisuel
La télévision va-t-elle se dissoudre dans l’Internet ? Plusieurs signes l’annoncent. Grâce au haut débit et à la compression numérique, l’image déferle sur la Toile. Les écrans individuels et portatifs se répandent. La télévision connectée, fruit de la rencontre du Web et de la télé, portera-t-elle le coup de grâce au vieux système audio- visuel ? Ce n’est pas si sûr. Fort de sa robustesse, le modèle télévisuel résiste. Les nouveaux usages sont lents à se dessiner. La télévision connectée rencontre des obstacles dans son développement. Quelle est la véritable nature du changement dont la télévision connectée est porteuse ? Préfigure-t-elle une révolution dans les services de la télévision? Est-elle plutôt une mutation de l’objet, du téléviseur ? Et qui sont les acteurs de la bataille industrielle qu’elle suscite ? Dans cet article, sont développées quelques-unes des problématiques que le phénomène soulève aujourd’hui.
Comment sortir du paradoxe inacceptable d’une France qui perd ses emplois malgré sa créativité dans les jeux vidéo ?
Par Patrice MARTIN-LALANDE, Député du Loir-et-Cher, coprésident du groupe d’études « Internet, société numérique » à l’Assemblée nationale et auteur d’un rapport remis au Premier ministre sur le régime juridique du jeu vidéo
Député du Loir-et-Cher, coprésident du groupe d’études « Internet et société numérique » à l’Assemblée nationale, auteur d’un rapport remis au Premier ministre sur le régime juridique du jeu vidéo
La France est considérée comme un des pays les plus créatifs au monde dans l'industrie du jeu vidéo. Et pourtant, elle a perdu plus de 5 000 emplois sur 10 000 dans cette industrie, ces dernières années ! Cette situation paradoxale est inacceptable : nous ne pouvons nous résigner à perdre massivement des emplois sur un marché en plein développement où nous avons une des meilleures créativités au monde ! Il nous faut réagir sans plus attendre face à la concurrence efficace d’un certain nombre de pays et au moment où les cartes de l’industrie du jeu vidéo sont redistribuées par la dématérialisation et la mobilité. C’est pourquoi, après avoir été missionné par le Premier ministre a) pour réfléchir au régime juridique du jeu vidéo, je plaide pour b) une mise à niveau de la politique française et européenne de soutien au jeu vidéo, avec, notamment, c) une modernisation du crédit d’impôt « jeux vidéo ».
Le livre numérique
Par Jacques TOUBON
Sous l’effet de l’augmentation exponentielle des ventes de terminaux, de liseuses, de tablettes et de téléphones intelligents, le livre numérique représente une part croissante du marché total du livre, une part qui est de 20 % aux États-Unis. En France, l’évolution est plus lente. La politique française en la matière est guidée par la volonté de garantir la diversité culturelle en favorisant, par la régulation du marché, la concurrence entre des entreprises compétitives. Au titre des mesures concrètes prises, figurent pour les livres papier comme pour les livres numériques l’application du principe de la fixation du prix de vente par l’éditeur ainsi que la soumission à un même taux réduit de TVA. Telle est également la politique que la France cherche à promouvoir au niveau européen.
La gratuité sur Internet : de la logique marchande à la logique communautaire
Par Godefroy DANG NGUYEN
L’omniprésence de la « gratuité » ravit en même temps qu’elle fait peur, aux entreprises, tout d’abord, parce que sur Internet, généralement, « on ne fait pas (ou pas beaucoup) d’argent », à quelques exceptions près, et aux particuliers, ensuite, parce qu’il y aurait un prix caché à payer, celui de la perte de l’anonymat et de l’intrusion dans la vie privée. Il est vrai qu’Internet a mis en avant la gratuité comme méthode pour capturer des clients. Mais Internet a aussi dévoilé des capacités de communication et de production collective de savoirs de qualité, révélant ainsi la grande propension des êtres humains à coopérer. Affiché à un tel niveau, cet esprit collaboratif est un peu une surprise dans le contexte actuel d’individualisation croissante des trajectoires sociales.
Le rôle des fournisseurs d’accès à Internet
Par Yves LE MOUËL
Les fournisseurs d’accès à Internet (FAI) jouent un rôle de premier plan dans la structuration de l’écosystème de la culture et des loisirs numériques français. Ils y jouent même un double rôle puisqu’ils sont à la fois les intermédiaires indispensables entre les créateurs et le public, et des partenaires majeurs du modèle de financement et de promotion des œuvres culturelles. À ce double titre, les opérateurs télécoms français sont intéressés au développement pérenne du marché de la culture et des loisirs numériques. Ils souhaitent participer à l’élaboration du nouveau cadre de l’exception culturelle française dans une logique de concertation avec l’ensemble des acteurs de l’écosystème, autour d’intérêts communs et avec pour objectif de développer la création française.
Les enjeux de l’industrie musicale à l’heure de l’Internet
Par David EL SAYEGH
Après dix ans de bouleversements technologiques, économiques et juridiques, les industries culturelles et, au premier chef d’entre elles, la musique, doivent pérenniser de nouveaux modèles de développement. L’enjeu majeur pour l’industrie musicale dans ce contexte de mutation profonde est de réussir à préserver la diversité et le dynamisme de la production, qui sont l’ADN de la filière musicale française. Aujourd’hui : – 60 % des ventes de musique enregistrée concernent des œuvres produites en France ; – 30 % des revenus des producteurs proviennent des ventes de supports numériques ; – 51 % des achats de musique se font sur Internet, une performance qui place la musique loin devant les autres industries culturelles (pour ces dernières, en moyenne, seulement 8 % des achats sont effectués sur Internet). Mais gagner cette bataille de la diversité passe par : – une protection efficace des droits de la propriété intellectuelle sur Internet, – une exposition plus large et plus qualitative de la musique – de toutes les musiques – à la télévision et à la radio, – la mise en place d’un dispositif de soutien à une production locale fragilisée dans cette période de transition.
B. Internet des objets, Internet de la productivité
La vie privée des objets
Par Alain BENSOUSSAN, Éric BARBRY et Avocats – Alain Bensoussan Avocats – Lexing
Avocats – Alain Bensoussan Avocats – Lexing
L’Internet des objets marque la fusion de deux mondes, le physique et le numérique. L’entrée dans cette nouvelle dimension soulève de nombreuses questions de nature juridique : le statut juridique de l’objet connecté, la responsabilité de l’objet ou par l’objet, l’identité de l’objet, la maîtrise et la gouvernance de l’Object Name System (ONS)… Outre la nécessité, dans ce nouvel environnement, de repenser des concepts traditionnels comme les droits sur les données personnelles ou la protection de la vie privée, l’Internet des objets pose la question de l’encadrement des nouveaux droits qu’il crée : le droit au silence des puces, le droit à l’invisibilité (à la disparition) et le droit à la portabilité des données. Si une régulation s’avérait nécessaire, il ne faudrait pas que celle-ci s’opère au détriment du développement de l’Internet des objets. Le choix est dès lors entre un « droit de l’Internet des objets » empreint de règles et de contraintes et un « droit pour l’Internet des objets » fondé sur le droit à l’expérimentation et le contrôle des usages, et non de l’objet lui-même.
L’Internet des objets : un nouveau champ d'action pour la cybercriminalité
Par Lieutenant-Colonel Éric FREYSSINET
L’Internet des objets : d’une vision globale à des applications bien plus éparses
Par Hervé RANNOU et ITEMS International
ITEMS International
Le marché global de la RFID, de 7,7 milliards de dollars en 2012, pourrait atteindre le chiffre de 27 milliards de dollars en 2023. Le secteur de la grande distribution qui a été un précurseur de l’Internet des objets, affiche désormais une certaine prudence. L’essor de la RIFD emprunte aujourd’hui de nouvelles voies : la biométrie, la gestion des chaînes logistiques, la lutte contre la fraude, la ville intelligente (la gestion de la mobilité urbaine, le développement des compteurs intelligents, les bâtiments intelligents, le contrôle du trafic, la mesure de la qualité de l’air…). Ces nouveaux axes de développement offrent des perspectives aujourd’hui très prometteuses.
L’Internet des objets : les limites d’un concept essentiellement marketing
Par Olivier ROUXEL, Chargé de mission à la Direction générale de la Compétitivité, de l’Industrie, des Services (DGCIS) et ministère du Redressement productif
Chargé de mission à la Direction générale de la Compétitivité, de l’Industrie et des Services (DGCIS), ministère du Redressement productif
Avec pour ambition de faire dialoguer les objets, entre eux et avec les hommes, et pour perspective un monde de connexion encore plus dense que celui de l’Internet actuel, l’Internet des objets concentre moult défis technologiques, scientifiques, sociétaux, réglementaires et politiques. Il promet d’être le moteur de profondes transformations dans la vie des entreprises, des individus et des institutions. L’Europe doit s’affirmer dès à présent dans les débats et travaux sur sa genèse, si elle ne veut pas se voir imposer de solutions venues d’ailleurs, et elle se doit de construire un Internet des objets acceptable et gouvernable, qui lui soit profitable. La France, qui a largement contribué à la médiatisation de ce concept, a un rôle clé à jouer en matière de recherche dans ce domaine et d’émulation des acteurs européens autour de son initiative en faveur de l’application de l’Internet des objets à la grande distribution.
Le marché actuel du machine-to-machine (MM) et ses perspectives
Par Samuel ROPERT
Le développement des usages de l’Internet et des réseaux de télécommunications (notamment cellulaires) va désormais bien au-delà des usages des seuls êtres humains (particuliers et professionnels). Les personnes peuvent d’ores et déjà se connecter à l’Internet non seulement via des terminaux de communication (des ordinateurs, des téléphones portables et, plus récemment, d’autres terminaux électroniques grand public, comme les tablettes), mais aussi au travers d’objets et de machines de la vie courante (dans ce dernier cas, on parle généralement de M2M, ou Machine-to-Machine). Le M2M est un marché en forte croissance, avec déjà plus de 100 millions de cartes SIM M2M (ou de leurs équivalents) dans le monde en 2011, construit autour d’applications de masse à différents secteurs d’activité, profitant notamment de certaines mises en conformité imposées par des réglementations (appels d’urgence dans les automobiles, dérégulation du marché de l’électricité, etc.) et/ou de gains de productivité rendus possibles par le M2M. Ce fort développement suscite désormais l’appétit des opérateurs de télécoms qui voient en lui un formidable relais de croissance, dans un contexte de ralentissement de leurs activités traditionnelles dans les pays développés.
L’Internet des objets : quelles perspectives pour les acteurs de la logistique ?
Par Jean-Pierre DARDAYROL, Ingénieur général des Mines Claudine DUCHESNE, Contrôleur général Économique, Financier, Loïc de LA COCHETIÈRE et Chargé de mission
Ingénieur général des Mines
Le Conseil général de l’Économie, de l’Industrie, de l’Énergie et des Technologies (CGEIET) a conduit une mission de conseil sur le recours aux technologies de l’Internet des objets dans les domaines intéressant la logistique transfrontière. Ce travail de prospective a débouché sur quatre constats : – l’Internet des objets est une perspective motivante et crédible ; – un mouvement de moyen-long terme est enclenché visant à tirer profit des potentialités des Internets des objets, dont les deux moteurs essentiels seront l’économie des entreprises (à travers l’optimisation des chaînes de traitement) et la sécurité dans son acception la plus large ; – la généralisation de l’Internet des objets repose sur des logiques originales propres à chaque acteur, dans un contexte où coexisteront des pluralités de standards, de technologies, d’architectures et d’opérateurs ; – et, enfin, à terme, la massification des usages de l’Internet des objets passera par l’apport d’une réponse à plusieurs défis non technologiques concernant notamment la protection de la vie privée et l’intelligence économique.
Objets anciens et nouveaux objets
Par Gabriel KÉPÉKLIAN, Responsable Recherche et Développement chez Atos Intégration
Responsable Recherche et Développement chez Atos Intégration
Imaginez demain : vous imprimez dans votre salon les pièces d’un drone avec votre imprimante 3D, vous le montez, vous placez la motorisation et quelques capteurs, vous insérez un “shield” hardware open source, à base du dernier processeur multi-core vidéo HD, et vous terminez en téléchargeant son code, lui aussi open source. En fait, n’imaginez pas : ça existe déjà, ça se pilote avec un téléphone portable et, en plus, cela a toutes les chances de passer inaperçu : qui a connaissance de l’existence de votre drone ? Les ordres de grandeur annoncés du Web des objets sont tels qu’aucun acteur économique ne peut y rester indifférent. Une guerre autour des objets s’est ouverte : les protagonistes se font connaître, mais leurs motivations ne sont pas toujours très lisibles. Quoi qu’il en soit, les objets de notre quotidien (que nous appellerons nos anciens objets) peuvent être augmentés pour les faire entrer dans ce nouveau monde. Mais, surtout, de nouveaux objets apparaissent, conçus pour être nativement, intrinsèquement et matériellement des individus de 1re classe de l’Internet des objets (IoT). Pour être de la partie, notre industrie doit s’investir et prendre position. Notre système éducatif aussi.
Internet(s) des objets logistiques et modèles d’affaires
Par Yann LE ROCH Ingénieur agronome de formation. Actuellement, en préparation d’une thèse de doctorat au Centre de Gestion scientifique de l’Ecole des Mines de Paris, Éric BALLOT et Professeur au Centre de Gestion scientifique de Mines ParisTech
Ingénieur agronome de formation. Actuellement, en préparation d’une thèse de doctorat au Centre de Gestion scientifique de l’Ecole des Mines de Paris
Dotant chaque objet d’une identité, voire d’une autonomie informationnelle, l’Internet des objets est à même de soutenir de nouvelles organisations logistiques. Pour ce faire, de nouveaux modèles d’affaires s’avèrent nécessaires pour convertir les propositions technologiques en de véritables innovations logistiques à destination tant des prestataires que de leurs chargeurs. Dans cet article, nous nous proposons de tracer quelques-unes des lignes directrices de ce processus d’innovation.
