Septembre 1994

sommaire

Gérer & Comprendre

Numéro complet

N° 36

Editorial

Par Pascal LEFEBVRE

Dossier « Pourquoi licencie-t-on ? »

Quelques effets pervers des mécanismes de gestion

Par Philippe Chevalier et Daniel Dure

Des entreprises renoncent à licencier après que leur plan social a été refusé : est-il utile de licencier ? La perte des compétences et la démotivation coûtent cher : est-il rentable de licencier ? L’investissement inapproprié gonfle indûment le patrimoine : est-il efficace de licencier ? Les ratios imposent des départs : est-il moral de licencier ?

Jusqu’où croire aux ratios ?

Débat du séminaire « Vie des Affaires »

La transcription en un ratio abrupt des mécanismes du licenciement ne peut laisser indifférent ceux qui ont la charge des entreprises : ce miroir, forcément déformant, renvoie aux dirigeants une image qui les indigne ou qui les éclaire sur certaines dérives de la gestion.

Acquis sociaux, emploi et concurrence

Débat du « Rendez-vous des Annales des Mines »

Interpellés eux-aussi, des grands patrons, des politiques, des syndicalistes réagissent : observations tronquées pour les uns, reflets de pratiques réelles pour les autres. Mais face à l’évolution du monde économique c’est, au-delà de leurs divergences, le sens même du travail qu’interrogent ces responsables.

Chronique ordinaire des licenciements annoncés

Par ***, directeur général de ***

Les rituels qu’évoquent MM. Ph. Chevalier et D. Dure se déploient dans l’entreprise, se masquent derrière les évidences et les routines, drapant les acteurs de lin blanc et de probilité candide. Le regard critique et l’humour acide, surtout lorsqu’ils viennent du sommet, sont peut-être alors révélateurs des dysfonctionnements de l’entreprise.

L’épreuve des faits

La gestion des carrières des cadres en question

Réflexions tirées d’une enquête à EDF et GDF

Par David Courpasson et Françoise Dany

Dans un contexte où le désengagement des salariés menace l’entreprise, les réflexions sur l’amélioration possible des pratiques de gestion des carrières retrouvent de nouvelles raisons d’être. Donner aux salariés de nouveaux repères pour construire leur avenir professionnel est l’un des objectifs du projet d’EDF et GDF décrit dans cet article, qui s’inscrit dans les débats actuels sur la gestion des carrières des cadres.

L’accompagnement d’un projet architectural

L’exemple de la Cité de la Musique à la Villette

Par Frédérique Pallez et Dominique Tonneau

Multiplicité des acteurs et des institutions, étalement dans le temps, imprécision des objectifs, difficulté de l’exercice prospectif, confèrent au projet architectural une force tranquille qui rend en apparence dérisoires les procédures mises en place pour assurer une bonne coordination entre concepteurs et utilisateurs. Mais la qualité du programme initial et sa bonne compréhension par l’architecte sont-elles des conditions suffisantes de la qualité finale du projet ?

Débat

Les acteurs de l’innovation

Rôles collectifs et individuels

Par Jacques Boivin

Réagissant à l’article « L’innovation technologique et ses mythes », un lecteur répond : « Ne remplaçons pas le culte du grand homme par celui du collectif hybride indéfini ».

Mosaïque

Plaidoyer pour une pédagogie de la réinsertion

Par Marie-Alice Merle

Pour apprendre a fréquenter les entreprises

Par Marie-Josèphe Carrieu-Costa

Du muséal au commercial

Par Catherine Join-Dieterlé

Informatique et vie des organisations

Par Frédéric Renard

La morale du chevalier blanc

Par Daniel Fixari

Autres temps, autres lieux

La firme lignagère marchande et la main non invisible

Par Pierre Lachaier

« C’est à Pune, la deuxième agglomération de l’état du Maharashtra, le plus industrialisé de l’Inde, que j’eus l’occasion de faire ma principale enquête sur le marché des sacs de jute usagés. Je découvris quelque chose qui, globalement, était à la fois autorégulateur et réglementé, ou, si j’ose dire, qui était non irréglementé ».

En quête de théorie

L’entreprise sous influence institutionnelle

Autour des travaux de Neil Fligstein

Par Laurent Batsch

Au cœur des théories de l’institution, l’approche sociologique des marchés et des organisations de Neil Fligstein montre que l’analyse concrète des marchés n’est pas incompatible avec un travail de conceptualisation et invite à mieux cerner les facteurs d’influence du comportement des firmes.

La revue complète

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